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	<title>L'Agence d'information</title>
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	<description>L'Agence d'information
Une agence de presse sp&#233;cialis&#233;e pour r&#233;tablir droit et devoir d'information
&#8212;Pr&#233;sentation de l'Agence
&#8212;Les articles des sites r&#233;f&#233;renc&#233;s (syndication) sont uniquement propos&#233;s &#224; titre informatif</description>
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		<title>L'Agence d'information</title>
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		<title>Le M23 refuse de se rendre &#224; Kinshasa</title>
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		<dc:date>2014-11-09T03:59:26Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Luigi Elongui</dc:creator>


		<dc:subject>Rwanda</dc:subject>
		<dc:subject>Kampala</dc:subject>
		<dc:subject>Kinshasa</dc:subject>
		<dc:subject>RDC</dc:subject>
		<dc:subject>Tanzanie</dc:subject>
		<dc:subject>Ren&#233; Abandi</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;En imposant la capitale de la RDC comme si&#232;ge pour la discussion sur la mise en &#339;uvre des D&#233;clarations de Nairobi, le gouvernement joue la carte de la surench&#232;re contre l'ancienne r&#233;bellion. Pour provoquer &#224; long terme une nouvelle guerre et faire oublier aux Congolais qu'ils risquent de se retrouver avec un pr&#233;sident &#224; vie ? &lt;br class='autobr' /&gt;
By imposing the capital of the DRC as the seat for the discussion on the implementation of the Nairobi Declaration, the government plays the card of one-upmanship against the (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.lagencedinformation.com/-001-rdc-.html" rel="directory"&gt;RDC&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;En imposant la capitale de la RDC comme si&#232;ge pour la discussion sur la mise en &#339;uvre des D&#233;clarations de Nairobi, le gouvernement joue la carte de la surench&#232;re contre l'ancienne r&#233;bellion. Pour provoquer &#224; long terme une nouvelle guerre et faire oublier aux Congolais qu'ils risquent de se retrouver avec un pr&#233;sident &#224; vie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;By imposing the capital of the DRC as the seat for the discussion on the implementation of the Nairobi Declaration, the government plays the card of one-upmanship against the former rebellion. To cause eventually a new war and forget the Congolese they may end up with a President for Life ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En d&#233;pit des objections politiques et d'ordre s&#233;curitaire port&#233;es par les responsables de l'ancienne r&#233;bellion du M23 qui devaient y participer, la r&#233;union du M&#233;canisme national de suivi (MNS) pour la mise en &#339;uvre des D&#233;clarations de Nairobi, sign&#233;es le 12 d&#233;cembre 2013 par les d&#233;l&#233;gations du gouvernement de la R&#233;publique d&#233;mocratique du Congo (RDC) et des insurg&#233;s, est en train de se tenir &#224; Kinshasa en absence de ces derniers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tous les envoy&#233;s sp&#233;ciaux, dont l'ambassadeur alg&#233;rien Sa&#239;d Djinnit, missus dominici du secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations unies (SGNU) pour la r&#233;gion des Grands lacs, participent &#224; cette rencontre d'&#233;valuation qui a d&#233;marr&#233; hier, vendredi 7 novembre, pour se cl&#244;turer aujourd'hui avec l'&#233;puisement de l'ordre du jour. Au menu du d&#233;bat, deux points. Un, l'&#233;tat des lieux de l'amnistie pour les anciens rebelles et les autres prisonniers politiques. Deux, les dispositions &#224; prendre pour la d&#233;mobilisation et le rapatriement des civils et des soldats ayant appartenu au mouvement politico-militaire et qui se trouvent &#224; l'heure actuelle dans les camps en Ouganda et au Rwanda.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit des deux clauses du protocole qui f&#226;chent et cristallisent la mati&#232;re du contentieux entre les deux parties. Les dirigeants du M23 soutiennent d'une part que les retards et les ambigu&#239;t&#233;s dans la promulgation et l'application de l'amnistie ne leur permettent pas de se rendre dans la capitale congolaise o&#249; les conditions de leur s&#233;curit&#233; ne seraient pas r&#233;unies. Nombreux militants et combattants du mouvement croupissent dans les prisons, d'autres continuent d'&#234;tre arr&#234;t&#233;s d&#232;s qu'ils posent leurs pieds au pays et d'autres encore ne figurent m&#234;me pas dans les listes des &#233;ligibles aux b&#233;n&#233;fices de l'amnistie. D'autre part, le deuxi&#232;me point &#224; l'ordre du jour semble confirmer les craintes des responsables du M23 que Kinshasa veuille traiter hors contexte des accords de Nairobi, c'est-&#224;-dire sans avoir &#224; tenir compte de l'ensemble des points &#233;tablis dans les D&#233;clarations sign&#233;es alors, qui fixaient les conditions du processus de d&#233;mobilisation des membres de l'Arm&#233;e r&#233;volutionnaire congolaise (ARC), l'aile militaire du mouvement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re de liquider d&#233;finitivement la r&#233;bellion tout en s'exemptant de respecter les accords pris avec elle. Comme lors de la Conf&#233;rence de Goma en janvier 2008 et des Accords du 23 mars 2009, toujours &#224; Goma. Des tours et d&#233;tours de l'histoire qui alimentent la m&#233;fiance et&#8230; les guerres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un courrier dat&#233; 2 octobre et adress&#233; &#224; Fran&#231;ois Mwamba, coordinateur du MNS pour la RDC, son homologue pour le M23, Ren&#233; Abandi, pr&#233;cise ce qui suit : &#171; &lt;i&gt;S'agissant de la r&#233;union d'&#233;valuation de la mise en &#339;uvre des d&#233;clarations de Nairobi, nous la voulons la plus urgemment possible et fructueuse. Pour ce faire, &#233;tant donn&#233; qu'aucune liste des amnisti&#233;s ne nous a &#233;t&#233; transmise, nous sugg&#233;rons qu'elle ait lieu &#224; Kampala pour permettre aux membres du bureau de la coordination du M23 d'y prendre part&lt;/i&gt; &#187;. Fin de non recevoir de la part des autorit&#233;s de la RDC et nouvelle proposition du M23 d'&#233;tablir comme si&#232;ge du meeting Luanda, en Angola, pays qui assure la pr&#233;sidence de la Conf&#233;rence internationale de la r&#233;gion des grands lacs (CIRGL). Nouveau refus de part de Kinshasa, qui affirme pouvoir confier la s&#233;curit&#233; de la d&#233;l&#233;gation du M23 &#224; la Monusco. Cet argument ne change en rien l'attitude des anciens rebelles, car la Monusco a &#233;t&#233;, pendant la guerre termin&#233;e en novembre 2013, partie bellig&#233;rante dans le conflit, contre le M23, et est toujours l'alli&#233;e d&#233;clar&#233;e du gouvernement de la RDC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon une source diplomatique &#224; Kinshasa, qui souhaite garder l'anonymat, &#171; &lt;i&gt;le gouvernement savait que le M23 n'aurait jamais accept&#233; de se rendre en territoire congolais en ce moment et veut se servir de cette r&#233;union pour l'accuser de la non application du protocole de Nairobi. Il veut se d&#233;barrasser de ses combattants et ignorer le reste des accords. Et, si les ench&#232;res montent avec le M23, tant mieux, cela servira &#224; faire oublier les questions importantes qui affaiblissent l'ex&#233;cutif, comme les massacres de Beni ou la r&#233;forme de la constitution pour le maintien du Pr&#233;sident Kabila au pouvoir apr&#232;s 2016, sujet de plus en plus sensible notamment suite aux &#233;v&#233;nements du Burkina Faso&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Monusco ayant perdu son r&#244;le classique de m&#233;diation et de facilitation &#224; cause de son implication dans les combats contre le M23, la situation semble sans issue. Surtout que la d&#233;cr&#233;dibilisation de l'appareil onusien en RDC a atteint un degr&#233; &#233;lev&#233; apr&#232;s l'octobre noir de Beni, o&#249; 120 civils ont &#233;t&#233; massacr&#233;s en des conditions horribles dans un territoire sous contr&#244;le militaire des Casque bleus tanzaniens de la fameuse Brigade d'intervention. Une passivit&#233; suscitant perplexit&#233;s et questions, comme cela fut le cas lors d'une s&#233;rie d'arrestations extrajudiciaires, de disparitions forc&#233;es et d'ex&#233;cutions sommaires de personnes consid&#233;r&#233;es proches de l'ancienne r&#233;bellion de la part des services de s&#233;curit&#233; du r&#233;gime entre les mois de juillet et ao&#251;t derniers. Ces violations flagrantes des droits de l'homme, d&#233;nonc&#233;es et d&#233;taill&#233;es dans un communiqu&#233; du M23, ne provoqu&#232;rent pas de r&#233;action, ni d'enqu&#234;te, de la part des officiels des Nations unies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, le refus du M23 de se rendre &#224; Kinshasa pourrait aussi &#234;tre motiv&#233; par des informations collect&#233;es par ses services de renseignement et concernant une tentative ourdie par le gouvernement de remplacer, par la force ou par la ruse, la figure de Ren&#233; Abandi en tant que coordinateur du mouvement avec un interlocuteur plus docile. On &#233;voque &#224; ce propos qu'en intervenant &#224; la s&#233;ance du 27 octobre dernier du Conseil de s&#233;curit&#233; des Nations unies (CSNU), le patron de la Monusco Martin Kobler, a accus&#233; Ren&#233; Abandi d'avoir refus&#233; de collaborer &#224; l'application des clauses du protocole de Nairobi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, la bonne foi de l'envoy&#233; du Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral adjoint des Nations unies en RDC ne fait pas partie des certitudes acquises par moult observateurs, l'un de ceux-ci nous faisant remarquer que le m&#234;me Kobler n'&#233;tait pas pr&#233;sent pendant la c&#233;r&#233;monie organis&#233;e &#224; Nairobi pour la signature des D&#233;clarations. Depuis, il a &#233;vit&#233; tout contact avec les repr&#233;sentants de l'ex-r&#233;bellion et n'a jamais plus fait allusion aux contenus des accords. &#171; &lt;i&gt;Ceux-ci&lt;/i&gt;, souligne notre interlocuteur, &lt;i&gt;ne se limitent pas aux probl&#232;mes de d&#233;mobilisation et r&#233;insertion dans la soci&#233;t&#233; congolaise des anciens combattants de l'ARC, mais concernent aussi les mesures &#224; prendre pour le retour des tous les r&#233;fugi&#233;s, qui se trouvent dans les camps au Burundi, au Rwanda et en Ouganda, et pour d&#233;manteler la r&#233;bellion rwandaise des FDLR qui commettent des atrocit&#233;s dans l'Est de la RDC et sont dirig&#233;es par des officiers qui ont tremp&#233; dans le g&#233;nocide des Tutsi en 1994 au Rwanda.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude de Kobler est consid&#233;r&#233;e en syntonie avec celle des nombreux commandants fran&#231;ais du d&#233;partement militaire de la Monusco, dont le seul int&#233;r&#234;t apparent pour le dossier demeure dans le rapatriement des soldats de l'ancienne r&#233;bellion. Le g&#233;n&#233;ral br&#233;silien Dos Santos Cruz, officiellement chef de l'ensemble des troupes de la Monusco, ne serait en r&#233;alit&#233; qu'un figurant aux c&#244;t&#233;s de ces haut grad&#233;s qui poursuivent l'agenda de la France dans la crise du Kivu, c'est-&#224;-dire l'&#233;radication pure et simple du M23 consid&#233;r&#233; comme une &#233;manation de leur ennemi historique &#034;tutsi&#034; rwandais. Le g&#233;n&#233;ral br&#233;silien Dos Santos Cruz, officiellement chef de l'ensemble des troupes de la MONUSCO, ne serait en r&#233;alit&#233; qu'un figurant face &#224; ces haut grad&#233;s qui poursuivent l'agenda de la France dans la crise du Kivu, c'est-&#224;-dire l'&#233;radication pure et simple du M23 consid&#233;r&#233; comme un danger pour ses alli&#233;s, le pr&#233;sident Joseph Kabila et les FDLR, et de surcro&#238;t une &#233;manation de leur ennemi historique &#034;tutsi&#034; rwandais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux autorit&#233;s ougandaises, qui ont accueilli et h&#233;bergent dans les camps les civils et les militaires du M23, le temps n'est plus &#224; la patience face aux atermoiements qui retardent l'application des accords. Le pr&#233;sident Yoweri Kaguta Museveni a d&#233;clar&#233;, en d&#233;but octobre, au Secr&#233;taire ex&#233;cutif de la CIRGL, disposer de trois mois encore pour ent&#233;riner la pr&#233;sence des forces du M23 en territoire ougandais. Au-del&#224; du 31 d&#233;cembre, a-t-il ajout&#233;, il faudra &#233;ventuellement d&#233;finir leur statut et les consid&#233;rer comme demandeurs d'asile. Il a aussi fait part &#224; son interlocuteur des probl&#232;mes du budget de l'entretien de cette force qui p&#232;se sur les finances de l'Etat ougandais, ce qui ne sera plus soutenable, d'apr&#232;s lui, en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Museveni a plus r&#233;cemment durci ses positions. Il a charg&#233; son ministre de la D&#233;fense de communiquer aux responsables des instances r&#233;gionales impliqu&#233;es et aux ambassadeurs que, &#224; la date du 31 d&#233;cembre prochain, l'Etat ougandais ne sera plus comptable de l'attitude des forces du M23. Le m&#234;me message a &#233;t&#233; adress&#233; par les membres de ses services de renseignement aux attach&#233;s militaires de toutes les ambassades.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De c&#244;te de la direction politique du M23, l'attitude demeure &#233;galement ferme : &#171; &lt;i&gt;Pas de rapatriement hors du contexte de Nairobi.&lt;/i&gt; &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une situation bloqu&#233;e, comme celles qui ne laissent pas pr&#233;voir des lendemains tranquilles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Agence d'information&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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