Rumeurs de coup d’état raciste à Kinshasa

27/06/2013
27/06/2013

Le vieil opposant Etienne Tshisekedi préparerait un coup d’état pour renverser Joseph Kabila ces tout prochains jours. Des manifestations sur différents thèmes sont annoncées à Goma comme à Kinshasa.

Old time opposition leader, Etienne Tshisekedi, could be preparing a coup d’état, in the next days. Demonstrations on different issues will be held in Goma and Kinshasa.

La rumeur d’un coup d’état enfle à Kinshasa où des tracts circulent en ville appelant au renversement du "tutsi" Joseph Kabila. Simultanément à Goma, épicentre oriental de la politique congolaise, d’autres tracts appellent à des manifestations contre le concessionnaire des travaux de voirie publique – accusé d’incurie.

Un article du Kongo Times détaille le scénario : il pourrait s’agir d’un coup d’état au bénéfice d’Etienne Tshisekedi, considéré comme le président élu des dernières élections de 2011 – du fait des nombreuses irrégularités qui avaient permis la victoire de Kabila.

Ces tracts appellent au "jour de libération" : le 30 juin. S’inscrivant dans la logique de l’intervention de l’ONU, il s’agit de "chasser tous les mercenaires rwandais, le M23". Est également évoqué à répétition un "ultimatum" de François Hollande – à Kabila ? – qui aurait expiré le 14 juin, sans qu’on puisse en savoir plus.

Selon les diverses sources, l’échéance de cet éventuel coup d’état est annoncée pour fin juin-début juillet.

Crédibilisant la rumeur, le Kongo Times précise : "le Président élu, Etienne Tshisekedi contrôle réellement une bonne quantité des militaires FARDC et policiers", et ne cache pas ses sympathies : "Etienne Tshisekedi, vrai détenteur des aspirations profondes du Peuple Congolais".

Le caractère raciste de cette mobilisation semble faire peu de doutes, le coup d’état s’appuyant sur "les officiers généraux de souche congolaise".

Ses auteurs considèrent bénéficier du soutien au moins tacite de la Monusco – les 20 000 hommes des troupes onusiennes mobilisés sur le territoire congolais, et renforcé ces jours d’une brigade "offensive" à l’orientation également très anti-rwandaise.

On parlait aussi hier de la mobilisation de troupes congolaises et rwandaises de part et d’autre de la frontière orientale.

[Source : l’Agence d’Information - dépêche n°7]

Mis en ligne par L’Agence d’information
 27/06/2013
 http://www.lagencedinformation.com/013-rumeurs-de-coup-d-etat-raciste-a.html
Sauf mention contraire, droits de reproduction et diffusion autorisés selon la licence Creative Commons Attribution BY-SA 4.0

Les habits neufs de l’empire
Guerre et désinformation dans l’Est du Congo

Acheter en ligne (Aviso éditions)


 En savoir plus

Voir aussi

Beni : un calvaire sans fin

 Dans un village près d’Eringeti, les assaillants ont encore une fois agi en toute tranquillité dans l’accomplissant de leur forfait. L’armée est arrivée dans (...)

Dans un village près d’Eringeti, les assaillants ont encore une fois agi en toute tranquillité dans l’accomplissant de leur forfait. L’armée est arrivée dans les lieux après leur départ et le gouverneur Paluku a promis de « bouter l’ennemi dehors ».

Mis en ligne par L’Agence d’information

 8/05/2016

Silence inquiétant sur le front de Masisi

 Trois mois et demi après la fin des hostilités entre le gouvernement et le M23, la guerre, la violence des milices et l’épuration ethnique sont toujours (...)

Trois mois et demi après la fin des hostilités entre le gouvernement et le M23, la guerre, la violence des milices et l’épuration ethnique sont toujours d’actualité au Nord-Kivu. Les tueries de civils rwandophones, à Nyamaboko, et des militaires FARDC, à Bukombo, par une coalition de groupes extrémistes qui ont le soutien des autorités de la province, ne sont pas mentionnées dans la presse nationale, ni dans les déclarations officielles de Kinshasa, la Monusco se limitant à un communiqué laconique. Cette attitude trahit les responsabilités du pouvoir qui rechigne à se débarrasser des faucons responsables de l’insécurité et de la haine ethnique dans cette région orientale de la République démocratique du Congo.

Three and a half months after the end of hostilities between the government and the M23, war, militia violence and ethnic cleansing are still current in North Kivu. The killing of rwandophones civilians, in Nyamaboko, and Fardc soldiers in Bukombo, by a coalition of extremist groups supported by the authorities of the province, are not mentioned in the national press or in Kinshasa’s official statements, Monusco issuing no more than a terse statement. This attitude betrays the responsibilities of power that is reluctant to get rid of hawks responsible for insecurity and ethnic hatred in the eastern region of the Democratic Republic of Congo.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 22/02/2014

Mouvements de troupes et préparatifs guerriers au Kivu

 Une attaque générale contre les positions du M23 pourrait bien être en train de se préparer. Ne remontent, toutefois que très peu d’informations. Sont évoqués (...)

Une attaque générale contre les positions du M23 pourrait bien être en train de se préparer. Ne remontent, toutefois que très peu d’informations. Sont évoqués des "experts français". On attend confirmation.

A general attack against the M23 zone could be unfolding. But very few news arrive. Some "french experts" are mentioned. We wait for confirmation.

Mis en ligne par L’Agence d’information

 20/06/2013