31/07/2013

L’ONU a donné un ultimatum au M23 de déposer les armes sous 48 heures, soit avant jeudi 16 heures, après quoi la brigade offensive constituée de Tanzaniens et de Sud-africains pourraient intervenir aux côtés des FARDC associées aux FDLR et Maï-Maï.

The UN has given an ultimatum to the M23 to disarm within 48 hours, before Thursday at 4pm, after which the "offensive brigade" with Tanzanians and South Africans could intervene alongside the FARDC and FDLR associated with Mai-Mai.

La Monusco demande au M23 de déposer les armes "avant jeudi à 16 heures". Dans le texte, il s’agirait de désarmer tous les groupes à l’exception des "forces de sécurité nationales", soit les FARDC qui depuis le 14 juillet ont lancé leur attaque contre la relativement petite zone occupée par le M23. Justement l’ONU a publié une carte de la "zone sûre" où les combattants sont sommés de rendre les armes, et il s’agit bien du secteur où sont basées les forces du M23.

D’ailleurs, c’est explicitement que cet ultimatum vise le M23, la Monusco n’hésitant pas à réitérer contre celui-ci des accusations fantaisistes suivant lesquelles ses "bombardements indistincts" auraient causé "des victimes parmi les civils", alors que la semaine dernière ce sont des hélicoptères des FARDC qui ont bombardé un village de civils causant une quinzaine de morts et une trentaine de blessés, sans que la Monusco et l’ONU de manière générale expriment la moindre réprobation.

Ainsi, il est demandé à ces hommes qui se battent depuis des années contre la dictature de Joseph Kabila de se livrer à leurs adversaires des FARDC associés aux forces génocidaires rwandaises (FDLR) et aux Maï-Maï également anti-tutsi.

Rappelons que cette croisade de l’ONU est censé se conduire au nom de la protection des femmes victimes dans cette région de violences sexuelles aggravées et massives depuis une vingtaine d’années. Un rapport de l’ONU (voir ci-dessous) établit pourtant que l’essentiel des crimes sexuels commis dans la région depuis l’apparition du M23 sont attribuables aux Forces armées de la RDC et à leurs alliés des FDLR et Maï-Maï.

En lui demandant une reddition sans condition, l’ONU déclare en fait la guerre au M23. Alors même qu’il y a un processus de paix, et des négociations ouvertes à Kampala auxquelles le gouvernement de la RDC refuse de participer depuis plusieurs mois maintenant déclarant ouvertement avoir opté pour l’option militaire. C’est en conséquence de cette politique que, depuis la mi-juillet, les FARDC et leurs alliés attaquent les positions du M23, alors que celui-ci appelle toujours au retour à la table de négociations.

L’ONU aura ainsi non seulement transgressés ses principes en constituant une force offensive, mais voudrait mettre celle-ci au service des groupes criminels que les forces de maintien de la paix ont pour mandat de combattre et qu’elles protègent sans discontinuer depuis des années, atteignant aujourd’hui le comble du comble en demandant à leurs adversaires de se désarmer unilatéralement, et en menaçant d’entrer en action offensive à leurs côtés.

[Source : l’Agence d’Information]

RDC : la Monusco lance un ultimatum au M23

REUTERS/RFI

La Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo lance un ultimatum de 48 heures à tous les détenteurs d’armes à feu à Goma et dans la région. Clairement visés par cette demande, les hommes du M23, qui stationnent dans les environs, doivent impérativement rendre leurs armes avant jeudi à 16 heures. Faute de quoi la Monusco n’exclut pas l’« usage de la force ».

L’avertissement de la Monusco est clair : passé le jeudi 1er août à 16h, toute personne dans la région Goma ne faisant pas partie des forces de sécurité nationale, et n’ayant pas déposé ses armes, sera considérée « comme une menace imminente de violence physique à la population civile, et la Monusco prendra toutes les mesures nécessaires, y compris l’usage de la force, pour les désarmer conformément au mandat et aux règles d’engagement de la Mission. »

C’est par ces mots que la force onusienne en RDC a annoncé, dans un communiqué, son intention de procéder à un désarmement complet de la zone. Les soldats de sud-africains et tanzaniens de la Brigade d’intervention seront mobilisés pour la première fois dans cette opération.

À partir de ce mardi 30 juillet à 16 heures, tous les détenteurs d’armes à feu ont donc 48 heures pour déposer leurs armes ou quitter cette zone. Selon la mission des Nations unies, plus d’un million de civils vivent dans la région relativement étroite de Goma et Saké. Entre les deux villes se trouvent également les camps des déplacés de Mugunga qui abritent provisoirement environ 70 000 personnes déplacées par le conflit.

Le M23 particulièrement visé

Les rebelles du Mouvement du 23-Mars, accusés par la Monusco de nombreuses exactions dans la région, sont particulièrement visés par cet ultimatum. « Depuis la mi-mai, cette région a connu des attaques répétées menées par le M23 contre les positions des FARDC (Forces armées de RDC, NDLR), dans une tentative apparente de progresser sur Goma et Saké. Lors de ces attaques, dont la toute dernière a commencé le 14 juillet dernier, le M23 a tiré indistinctement, y compris à partir d’armes lourdes, causant des victimes parmi les civils » , fait valoir la Monusco, qui insiste néanmoins sur le fait que tous les groupes rebelles sont concernés.

L’organisation accuse également le mouvement d’avoir pris pour cible les installations de la Monusco. Pour ces raisons, la mission a décidé de créer, en coopération avec les FARDC, une zone de sécurité qui pourra « être élargie et reproduite ailleurs, le cas échéant ».

La solution pacifique reste privilégiée

Si la Monusco évoque la possibilité de faire usage de la force pour désarmer les groupes rebelles au-delà du délai de 48h, elle continue à espérer une solution pacifique. « L’option politique de la résolution des conflits est la première option, martèle ainsi Charles Bambara, son porte-parole. Le recours à la force est une option de dernière heure ».

La Monusco donne ainsi la possibilité aux groupes armés de déposer les armes dans les camps de DDRRR (désarmement, démobilisation, rapatriement, réintégration et relocalisation). « Ce sont des camps où on peut réinsérer les gens dans les sociétés auxquelles ils appartiennent, rappelle Charles Bambara. Il y a des groupes armés étrangers ici en RDC ; on peut les rapatrier chez eux s’ils le souhaitent. »

ALERTE - RDCongo : l’ONU donne 48 heures aux rebelles pour quitter Goma

NEW YORK (New York) - Les Nations unies ont donné mardi 48 heures aux rebelles du M23 pour quitter la ville de Goma, à l’est de la République démocratique du Congo, sans quoi ils feront face à l’usage de la force.

Une nouvelle brigade d’intervention va être utilisée pour la première fois afin de venir en aide à l’armée de la RDC pour instaurer une zone de sécurité dans la ville, de nouveau menacée par le M23 ces dernières semaines.

(©AFP / 30 juillet 2013 19h22)

Extrait du rapport au secrétaire général de l’ONU, en anglais, "Sexual violence in conflict", en date du 14 mars 2013, annexé à la résolution 2098 qui institue la brigade offensive qui menace d’intervenir dans moins de 48 heures :

40. Between December 2011 and November 2012, the United Nations documented
that 764 people had become victims of sexual violence in conflict ; 280 of them were
children. Of the total, 242 were registered in Orientale Province, 278 in North Kivu and 244 in South Kivu. Approximately 50 per cent of documented cases were attributed to FARDC elements (345 victims, including 137 children) and the Police nationale congolaise (30 victims, including 20 children) ; 15 cases, including 1 child, were attributed to the Agence nationale de renseignements. The remaining 374 cases were attributed to FDLR (103 victims, including 19 children) ; Mai-Mai Lumumba (138 victims, including 42 children) ; the Forces de résistance patriotiques de l’Ituri (20 victims, including 10 children) ; the Forces de défense congolaises (FDC) (16 victims) ; M23 (20 victims, including 10 children) ; Raïa Mutomboki (28 victims, including 23 children) ; and other armed groups (46 victims, including 23 children), including the Allied Democratic Forces in coalition with the National Army for the Liberation of Uganda ; LRA ; the Nyatura armed group and various Mai-Mai militias.

Mis en ligne par L’Agence d’information
 31/07/2013
 http://www.lagencedinformation.com/032-l-onu-declare-la-guerre.html
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Scaffolded by DRC’s government, the theory of Ugandan rebels of the Allied Democratic Forces (ADF)’s liability in the massacres of the Far North is contradicted by many witnesses, observers and analysts. It most likely would be a diversion, exploited by Kabila to distract the debate on constitutional reform, and to rule out the controversy on the hunt constantly postponed against the FDLR. The sidelining of General Mundos, considered as one of the prime contractors for the massacre had been requested by the people who now see it as a confirmation of army’s involvement in the atrocities.

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The regime had to do the first concessions considering the popular contestation and the fear of the diplomats haunted by the fact that the country would slide into chaos. But the deletion of contested law that would have permitted to Joseph Kabila to prolong his mandate beyond 2016 must be endorsed by the signature of the supreme magistrate and doesn’t seem to exhaust the demands of this mass mouvement.

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Back to Bihanga. The end of the crisis between Kampala and the M23 ?

If the presence in Uganda of the former rebellion forces will not be able to be put in question, DRC’s government will eventually have to respect his commitments to obtain the demobilization of M23.

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