RDC Congo Les Nations Unies cèdent à Kabila

25/03/2015
25/03/2015

Encore une fois, le chef de l’Etat est gagnant sur la MONUSCO qui va préparer un « vetting » sur mesure pour dédouaner les indexés. La dite « communauté internationale » ne fait pas l’économie des compromis avec un régime en plein virage dictatorial. Serait-il pour reprendre la main sur les manœuvres pré-électorales qui étaient entrain de lui échapper ?

Selon plusieurs sources concordantes -dont un document confidentiel de l’Armée belge, un officier des renseignements des FARDC, et un officiel du département politique de la MONUSCO, la mission onusienne en RDC-, les autorités de cette dernière se préparent à blanchir les deux haut gradés des Force armées congolaises (FARDC) accusés de graves violations de droits de l’homme.
Récapitulons les faits. Après la nomination du général Asinda Fall comme commandant de la 34e région militaire du Nord Kivu et du général Bruno Mandevu à la tête des opérations SUKOLA 2 censées mener la traque contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) -principal groupe armé de l’Est de la RDC, héritier des milices et de l’armée responsables du génocide des Tutsi au Rwanda- la MONUSCO a retiré toute forme de soutien aux FARDC, d’où la crise actuelle de ses relations avec le gouvernement de Kinshasa.
Ces deux haut gradés sont classifiés comme « rouges » par la United Nations Human Right Due Diligence Policy (UN HRDDP) et par conséquent inéligibles à recevoir un appui de la part des casques bleus.
La MONUSCO et le Département des Opérations de maintien de la Paix (UN Departement for Peacekeeping Operations – DPKO) avaient demandé aux autorités concernées de nommer au commandement de la 34e région militaire et des opérations SUKOLA 2 des autres officiers à la place des généraux Fall et Mandevu. Fin de non recevoir de la part du gouvernement de la RDC, qui avait évoqué un principe intangible de souveraineté nationale. L’attitude avait ravivé le climat de tension avec l’ensemble de la communauté internationale suite aux séquelles de la répression des manifestations du 19-23 janvier et l’arrestation, à Kinshasa, de militants burkinabès et sénégalais avec mise à garde à vue d’un diplomate de l’Ambassade USA.

Général Bruno Mandevu

Suite à la réunion du Conseils de sécurité des NU du 19 mars, il semble que le gouvernement congolais ait obtenu gain de cause dans son contentieux avec la MONUSCO. L’allemand Martin Kobler, patron de cette dernière, qui avait précédemment fait la grosse voix, est en train de changer de cap et de blanchir les deux haut gradés FARDC en liste rouge. Il s’est ainsi exprimé par la voix de son chef militaire, le général brésilien Carlos Dos Santos Cruz, qui vient de proposer au Haut Commandement des FARDC des réunions conjointes pour « mitiger les risques » de dérapages en matière de droits de l’homme, d’ « évaluation commune des capacités et des risques », de « prévention des violations ». Des circonlocutions gentilles en vue d’une reprise de la collaboration avec Fall et Mandevu.
Les mêmes sources font état à l’Agence d’information d’un certain désarroi -et ce n’est pas la première fois- au sein de la MONUSCO, où l’on se pose des questions sur l’utilité du programme de « vetting » (UN HRDDP).

Sikabwe Fall

« A l’heure où les violations des droits de l’homme sont récurrentes en RDC, ce programme semble avoir comme seule fonction de jeter la poudre aux yeux du peuple congolais. Il veut faire apparaître la MONUSCO et plus en général la communauté internationale comme soucieux de l’Etat de droit en RDC. Cela n’est guère le cas et le soutien au gouvernement se poursuit avec le plus bel élan. En réalité, le seul ennemi de la MONUSCO est celui qui met en danger le pouvoir en place. Puis, que ce pouvoir soit géré par un tyran, cela n’a pas d’importance ! », nous déclare depuis Bruxelles une source sécuritaire qui a préféré garder l’anonymat

Angiolina Bella

Mis en ligne par L’Agence d’information
 25/03/2015
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Mis en ligne par L’Agence d’information

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Depuis plusieurs jours, court, enfle, se répand par de multiples voix, une nouvelle figure de diabolisation du M23 : il aurait recruté des shebbabs, des intégristes musulmans de Somalie, et pour un peu deviendrait la nouvelle antenne d’Al Quaeda au cœur du Kivu.

Morceau d’anthologie, l’article de Colette Braeckman, publié sur son blog. D’après l’armée congolaise, les attaques en cours dans le Beni seraient le fait d’une alliance de Maï Maï et de l’ADF-Nalu ougandaise, nous dit-elle. Mais elle y voit néanmoins confirmation de la prédiction du gouverneur Julien Paluku : celui-ci annonçait que des Shebbabs attaqueraient.

Plus sérieusement, un rapport de l’ONU, daté du 20 juin 2013, décrit les troupes de l’ADF sans évoquer de shebbabs – mais n’en est pas moins ajouté comme éléments à charge. De toutes façons, cette présence serait confirmée par les "services d’informations burundais et ougandais" et par des "sources policières" congolaises.

Mais "d’autres sources policières", interrogées par Braeckman, "mettent également en cause le mouvement M23"… Une "preuve" ? Le chef du département jeunesse du M23, Ali Musagara, serait "de confession musulmane". Il aurait ainsi non seulement des prédispositions pour le djihad international, mais de plus des "facilités pour recruter au sein de sa communauté". Pire encore : "le président de la communauté musulmane du Nord Kivu serait proche du M23"...

La journaliste note entre parenthèses que "la communauté musulmane de Goma connaît une rapide expansion". Ainsi, contre le M23 l’antitutsisme ne suffit plus – il est vrai que la plupart de ses membres ne sont pas Tutsi –, la xénophobie anti-rwandaise marche moyennement – il s’agit manifestement d’un mouvement nationaliste congolais. Alors ils pourraient aussi bien être islamistes ?

Il ne manquait plus que cette plume à l’épouvantail parfait que la propagande dresse par touches pour tenter de justifier de cette guerre injustifiable.

L’Agence d’Information

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 14/07/2013

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Mis en ligne par L’Agence d’information

 30/03/2015